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Quilombo Mane Bihan

11 chlorophyll prints on Arum leaves cast in bioresin, 22x22x1,5cm / 11 impressions végétales sur feuille d’Arum coulées dans de la biorésine, 22x22x1,5cm

Installation views from La Compagnie center for arts, Marseille

At the end of 2023, I went to meet the inhabitants of Quilombo Mane Bihan, a hamlet of yurts in Brittany. Echoing this light-hearted way of inhabiting the world, I went there on my sailing boat. I set off from Folleux, her home port on the river La Vilaine, between forests and fields. I sailed to Lorient, then up the river Blavet to Hennebont, the closest marina to the Quilombo Mane-Bihan. At the time of slavery in Brazil, « quilombo » referred to the villages and communities formed by slaves fleeing their masters. So I took an interest in the way its inhabitants live and I observed how their yurts fit into the landscape. I photographed their daily lives and revealed certain images on Arum leaves, a plant that grows there in the undergrowth. In March 2024, Paul-Emmanuel Odin, director of the creative center La Compagnie, wrote: « With Quilombo Mane Bihan, Aurélien David documents his stay in an ecovillage in Brittany (…) It is above all the new kinds of life with nature that these ecovillages offer that interest Aurélien David, and it is in their philosophy that he situates his practice. He makes images less about nature than with nature, in all its unpredictability and ever-creativity ».

Fin 2023, je suis allé à la rencontre des habitants du Quilombo Mane Bihan, un hameau de yourtes en Bretagne. En écho à cette manière légère d’habiter le monde, je m’y suis rendu avec mon voilier. Je suis parti de Folleux, son port d’attache sur le fleuve La Vilaine, entre champs et forêts. J’ai navigué jusque Lorient, puis remonté le fleuve du Blavet jusque Hennebont, port le plus proche du Quilombo Mane-Bihan. À l’époque de l’esclavage au Brésil, “quilombo” désignait les villages et communautés formés par les esclaves fuyant leurs maîtres. Ainsi, je me suis intéressé à la manière dont ses habitants vivent et j’ai observé l’inscription de leurs yourtes dans le paysage. J’ai photographié leur quotidien et révélé certaines images sur des feuilles d’Arum, une plante qui pousse là-bas, dans les sous-bois. En mars 2024, Paul-Emmanuel Odin, directeur du centre de création La Compagnie, a écrit : “Avec Quilombo Mane Bihan, Aurélien David documente son séjour dans un écovillage breton (…) Ce sont surtout les nouvelles sortes de vie avec la nature que ces écovillages proposent qui intéressent Aurélien David et c’est dans leur philosophie qu’il inscrit sa pratique. Il fait moins des images sur la nature que des images avec la nature dans ce qu’elle a d’imprévisible, de toujours créateur”.

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